Les poussins (d’avril à septembre) Faut-il intervenir
? En forêt ou en campagne, il faudrait d’abord vérifier
si les parents s’en occupent. Depuis le moment où le petit
sort du nid jusqu’à ce qu’il soit indépendant,
il est toujours nourri par ses parents. En vous tenant un peu à l’écart,
vous verrez en quelques minutes si un ou deux adultes viennent vers le
poussin. Cette période de transition, quand le petit oiseau ne vole
pas encore très bien, est normale dans la nature, même si
c’est un moment dangereux pour le petit oiseau. Dans
le cas où vous
voyez clairement des adultes s’occuper du poussin, il vaut peut-être
mieux passer son chemin et laisser faire la nature. Dans le cas contraire,
il faut prendre l’oisillon. En présence de danger immédiat comme des prédateurs
ou une route fréquentée, ou dans un biotope inadéquat,
il faut prendre l’oisillon. Gardez à l’esprit qu’un poussin tombé du
nid n’est peut-être pas viable. Les parents éliminent
tout oiseau avec un défaut, comme ceux ayant une déformation
ou ceux qui mangent mal ou présentent un trouble quelconque. Ces
tares ne sont pas toujours visibles et l’oiseau, même bien
soigné,
peut donc mourir après quelques jours sans raison apparente. Les
autres cas de chute du nid sont accidentelles, même parfois
avec les oisillons les plus dynamiques qui malheureusement tombent un ou
deux jours trop tôt. Dans ces cas, il vaut évidemment la peine
de tenter de le sauver ! Comment
l’attraper et le transporter ? Vous pouvez utiliser n’importe quel tissu ou une couverture pour
capturer l’oiseau. Une fois dans le noir, l’oiseau ne bougera
plus. Vous pouvez ensuite prendre l’oiseau à mains nues. Ne vous
inquiétez pas pour votre odeur, les oiseaux n’utilisent pour
ainsi dire pas l’odorat. La règle de ne pas toucher un petit
est valable pour les mammifères uniquement. Cela ne représente
aucun risque pour votre santé. Il faut ensuite
mettre l’oiseau dans un lieu confiné, tempéré et
sombre, l’idéal étant un petit carton avec des petits
trous pour laisser passer l’air, tenu à l‘ombre. Le
fait d’être dans le noir calme l’oiseau. La cage est
le pire moyen de garder un oiseau, en tout cas le meilleur pour l'apprivoiser
et donc à moyen terme de lui enlever toute chance de survie en nature.
Cela lui enlève tout réflexe d'esquive et il a bien des chances
d'être la proie du premier chat venu. Si vous n’avez rien d’autre
sous la main, couvrez la cage d’une couverture.
Comment le nourrir ?
Tous les oisillons, même granivores, ont besoins essentiellement
de protéines pour grandir et faire leurs plumes. Dans la nature,
les parents donnent une grande diversité d‘insectes, ce qui
apporte aux petits une nourriture complète ainsi que l‘hydratation
nécessaire. Les oisillons ne boivent pas avant d’acquérir
leur indépendance. Il faut donner des petits morceaux
de viande rouge crue, de la viande hachée ou du cœur de bœuf en petits dés. La viande
doit être fraîche pour contenir suffisamment de liquide. Ne
donnez pas d’eau directement dans le bec. Il faut donner 2 à 3
petits morceaux toutes les heures avec une pince brucelles, du lever au
coucher du soleil. Évidemment, tout autre insecte, comme les vers de farine, sont
indiqués pour agrémenter le menu. Mais attention de les tuer
avant, en leur écrasant la tête, comme le font les parents
oiseaux. Les compléments insectivores du commerce peuvent également être
utilisé, mais la viande rouge doit rester la nourriture de base. Attention à maintenir le plumage propre. La nourriture qui sèche
sur les plumes est très difficile à enlever. Un oiseau qui
a des plumes collées est perméable au froid et à la
pluie. Dans la nature, les nids et les poussins sont impeccables.
Les parents jettent les excréments à l’extérieur du nid:
quand vous nourrissez un petit poussin, il a le réflexe de se retourner
une fois la nourriture avalée, et il évacue ses besoins emballés
dans un sac (sac fécal) qui permet de prendre l’excrément
et de le jeter sans se salir. Pratique non ? Cette faculté disparaît
hélas à l’âge adulte. Exception
pour les Tourterelles et Pigeons, auxquels il faut donner de la bouillie
aux céréales, exemptes de protéines de
lait. Donner à la seringue toutes les heures de la journée.
Dans la nature, la mère mange des graines qu’elle régurgite
sous forme de « lait de pigeon » dans le bec des petits. Comment
l’émanciper ? Le danger principal est l’imprégnation, le fait d’apprivoiser
l’oisillon. Nourrir vous-même durant quelques jours votre protégé est
une bonne chose, mais garder trop longtemps un poussin seul le dénaturera
forcément, et le mettra à la merci du premier prédateur
venu. Si votre poussin a tenu quelques jours, il est souhaitable de l’amener à la
Vaux-Lierre. Nous finirons son émancipation dans les meilleures
conditions. Il faut garder l’oiseau avec d’autres individus de la même
espèce pour qu’il apprenne par l’observation comment
se nourrir, voler, fuir… et il faut le tenir à l’écart
des humains. L’idéal est une volière d’émancipation,
lieu où l’oiseau peut voler en milieu protégé,
mais aussi sortir et entrer par lui-même. Nos volières d’émancipation
ont des trous par lesquels les oiseaux, y compris les sauvages alentours,
entrent et sortent. Les jeunes que nous y mettons se mélangent ainsi
gentiment aux autres individus et finissent par partir d’eux-mêmes
en une dizaine de jours. Il faut faire parvenir l’oiseau à la
Vaux-Lierre dans les meilleurs délais. A la Vaux-Lierre, les
oisillons peuvent être
pris en charge de 8 heures jusqu’à 18 heures. S'il
ne vous est pas possible de les apporter dans cette tranche horaire,
il est préférable
de les garder à l’intérieur pour la nuit et de nous
les amener le lendemain. 021 808 74 95 En cas d‘impossibilité de vous déplacer à Etoy,
vous pouvez appeler la SVPA de Ste-Catherine à Lausanne. Les oiseaux
sont ensuite acheminés à la Vaux-Lierre. 021 784 80 00
Comment
l’identifier ?
Voici quelques photos des
poussins parmis les plus couramment reçus ces dernières
années la
Vaux-Lierre, pour vous aider à identifier
le vôtre. Attention, l’identification n’est pas
une chose aisée, les confusions sont faciles…
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| Moineau |
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| Merle |
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| Mésange
charbonnière |
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| Rougequeue |
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| Etourneau |
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| Geai |
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| Pie |
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| Hirondelle
de fenêtre |
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| Hirondelle
rustique |
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| Martinet
alpin et martinet noir |
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| Grive |
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| Héron
cendré |
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| Cygne |
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| Faucon
crécerelle |
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| Grosbec |
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| Chouette
effraie |
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| Foulque |
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| Goelland |
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| Grimpreau |
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| Sittelles |
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| Pigeon
ou Tourterelle |
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